Salut à tous.
Alors voilou, il m'arrive, parfois... (
), de bosser pour Bat-chou en traduisant des fan-fictions anglophones. Je suis tombé sur celle-ci au début plutôt bien posé. J'avance au fil de la traduction donc je ne sais pas ce qu'elle va donner au final, mais la qualité est là, à mon goût. Voici les deux premiers chapitres. Il y en a en tout 42.
AVERTISSEMENT
Je vous avertis tout de suite que cette fan-fiction est un Shôjô-Ai, un Girls Love, une romance légère centrée sur Maya et Ritsuko. Si ça ne plaît pas à certains, ils ne sont pas obligés de lire ce qui suit.
P.-S. : Seul problème de traduction dans le premier chapitre. On parle de
Sailor Senshi. Comme il n'y a rien là-dessus dans
Evangelion, j'ai demandé à l'auteur de la fan-fic à quoi est-ce qu'il faisait référence, elle m'a répondu qu'il s'agissait bien de
Sailor Moon. J'ai pas trop compris, m'enfin, je ne crois pas que ce soit si important, ça n'entrave pas la compréhension de la fic.
EVANGELION : THIRD GENESIS
Description : Après la Fin, elles doivent ramasser les morceaux.
Auteur : Shanejayell.
Publiée à partir du 26 Avril 2003.
Partie 1
Ritsuko regardait droit devant elle, essayant de ne pas croiser le regard de ceux qui allaient établir un jugement sur ses actions. Le chef du tribunal se racla la gorge, « Ritsuko Akagi, vous avez choisi de plaider coupable pour tentative de meurtre sur Gendô Ikari. »
Il y eut une pause significative, et Ritsuko prit conscience qu'ils attendaient à ce qu'elle dise quelque chose. « Oui, Monsieur, » lui répondit simplement la femme à la chevelure blonde. Elle pensait qu'il n'y avait pas vraiment d'autres réponses possibles.
Cependant, plusieurs hommes et femmes sur les cinq personnes du parquet s'attendaient clairement à ce qu'elle en dise plus. Ils la regardaient de haut avec des expressions allant du respect mêlé de craintes pour son cran à la totale et complète incrédulité. Le chef du tribunal releva avec embarras ses lunettes sur son front avant de se courber pour revoir soigneusement ses notes.
« Normalement, » le vieil homme prononça avec réticence, « vous seriez passible d'une peine d'emprisonnement à vie pour cette inculpation et d'une certaine façon vous le serez. »
Ritsuko parut un peu plus attentive en entendant cela, présageant que quelque chose d'inattendue puisse en sortir.
Peut-être y a-t-il des sentences nouvellement créées qu'ils veulent tester sur moi ? pensait-elle bizarrement.
Il rabaissa ses lunettes, et il était évident qu'il n'aimait pas beaucoup ce qu'il allait devoir dire, « Ritsuko Akagi, vous êtes placée en détention provisoire du nouveau Commandant de la Nerv, pour être tenue sous sa supervision en tant qu'appui intellectuel. »
Qu'est-ce que... pensa Ritsuko lorsqu'elle fut rapidement emmener hors du tribunal. Pas longtemps après, elle se retrouvait à attendre devant l'enceinte avec un officier de la police militaire, les mains menottées derrière son dos.
Une jeep fonça depuis le coin de la rue, elle faillit presque faucher l'officier, effrayé, et s'arrêta avec un dérapage contrôlé. Misato lança gaiement, « Désolée de t'avoir fait attendre. »
« Misato, » cligna des yeux Ritsuko.
« Hé, » la femme à la chevelure sombre regarda l'officier par-dessus ses lunettes de soleil, « Que fait-elle avec des menottes ? Enlève-les lui. »
« Oui, M'dame, » salua l'officier avant de rapidement détacher Ritsuko.
« Je prends la relève, » fit Misato d'un petit signe de la main. Elle lança un clin d'œil à Ritsuko et dit simplement, « Monte. »
Quelques minutes plus tard, la jeep cabossée brûlait la gomme sur le bitume, Ritsuko ne savait pas où exactement. Elle glissa son regard sur Misato et demanda avec circonspection, « Es-tu en train de m'emmener voir le nouveau Commandant de la Nerv ? »
« Tu le regardes en ce moment même, » Misato eut un large sourire.
« Quoi !? » s'emporta de surprise Ritsuko.
« Je ne voulais pas ce boulot, » lui sourit Misato de déception, « mais les Nations Unies voulaient dégager quiconque ayant été impliqué, même de loin, avec les sales affaires de Gendô. »
« Ce qui n'épargne pas beaucoup de grosses pointures, » admit Ritsuko. Elle jeta un œil au col de Misato, « Tu es encore Major ? »
« Pour le moment, » haussa-t-elle des épaules. Les tours métalliques s'élevaient au loin, éraflées par les combats mais encore pour la plupart intactes. « Bon retour à Tokyo-3, le quartier général et temporaire de la Nerv, » roula-t-elle des épaules.
Misato sortit la première, grimaçant légèrement lorsqu'elle bougea un peu trop rapidement.
Elle aussi a été touchée, se souvint Ritsuko. « Tu te sens mieux ? » demanda-t-elle.
« Je survivrai, » répondit Misato, se tournant vers un des bâtiments. Elles entrèrent dans un ascenseur , montèrent de quelques étages, puis longèrent un couloir jusqu'à ce qu'elle atteignirent un bureau non titularisé. « Voici mon humble demeure, » Misato haussa les épaules tandis qu'elle fit signe à Ritsuko d'y entrer.
Avec surprise, parmi le grand et typique bureau et quelques chaises inconfortables, Ritsuko vit qu'il y avait un lit le long d'un mur. Misato s'assit sur un bord du lit et Ritsuko à l'autre bout, poussant un soupir de soulagement à l'idée qu'enfin elle pouvait se détendre un peu.
« Que s'est-il passé ? » demanda Ritsuko. « J'ai entendu les choses les plus saugrenues, même à l'hôpital et au trou, » ajouta-t-elle.
« Je découvre encore des choses par moi-même, » soupira Misato. « Te souviens-tu du Sailor Senshi ? » l'interrogea-t-elle.
Ritsuko cligna des yeux qui s'élargirent. « Oui, » murmura-t-elle doucement.
« Mais pas jusqu'à ce que je leur en ai parlé, pas vrai ? » sourit Misato, déçue.
Ritsuko hocha de la tête, les yeux larges. Ses yeux se plissèrent légèrement, et elle se souvint clairement d'autres choses. « Comment est-ce possible ? » murmura-t-elle.
« Adam, » dit Misato, faisant référence à l'être clandestin qui avait été captif de Gendô Ikari, « du moins, c'est l'hypothèse la plus plausible qu'on puisse avoir. »
Ritsuko se releva pour regarder Misato afin de voir si elle rigolait. Ce n'était pas le cas. « Mais pourquoi lui ? » commença-t-elle à se demander.
« Le Premier Impact, la montée des eaux, la destruction de Tokyo, » déclara Misato, « tous sont des illusions ou des égarements à propos d'Adam. Ou le crédit apporté à l'idée d'évènement naturel, comme la montée des eaux en raison du réchauffement climatique. Tout commença, à peu près quand Gendô et ses gars l'ont capturé. »
Ritsuko hocha la tête de façon pensive, « Adam voulait convaincre Gendô que le retenir était une mauvaise idée, puis il y eut les désastres. »
« Mais Gendô ne l'a pas cru, » expira Misato, « ou alors il s'en foutait. Adam a donc appelé ses... enfants ? frères ? famille, peu importe, pour tenter de le libérer. »
« Et il retoucha avec discernement nos souvenirs afin que nous n'allions pas rechercher le Senshi, » grommela Ritsuko, « et peut-être est-il tombé sur le fait que Tokyo n'était pas détruit. » Ses sourcils se froncèrent. « Mais pourquoi personne dans Tokyo n'a essayé de l'aider ? »
« Plus d'illusion, » répondit Misato, « pour eux, la vie continuait normalement. Ils ne savaient jamais ce qu'il passait. »
Ritsuko hocha la tête, se reposa sur le lit et ferma les yeux. « Je vais avoir besoin de temps, » admit-elle calmement, « pour avaler tout cela. »
« Bien, » Misato eut un sourire léger, « parce que nous avons aussi d'autres problèmes à traiter. » Elle surprit Ritsuko en lui disant cela.
Ritsuko jeta un œil vers Misato, « Quels problèmes ? »
« Et bien, pour l'une, la Nerv, c'est-à-dire de façon basique nous deux, quelques autres officiers ainsi que ce qui reste des vieilles équipes de soutien, a été requise pour un projet de protection de la Terre en cas de nouvelles attaques étrangères, » répliqua légèrement Misato, en ajoutant sèchement que, « On est supposé être la première ligne de défense. »
« Et pour l'autre ? » demanda faiblement Ritsuko.
« Te souviens-tu comment Gendô a ramé pour que la Nerv soit une organisation faisant partie des Nations Unies ? » demanda Misato à son amie, celle-ci hocha de la tête et Misato continua, « Il semble qu'il a fourni la technologie de base permettant la création d'EVAs en échange des votes qu'il avait besoin pour faire passer sa résolution. Nous avons donc à présent plusieurs EVAs non autorisées à travers le monde. »
Ritsuko jura à voix basse.
« Exactement ce que je pense, » hocha Misato.
Ritsuko se redressa, porta une main à ses yeux pour les frotter de fatigue. « Et donc, avec quels appuis logistiques devons-nous travailler ? » demanda-t-elle.
« L'EVA-01 est encore portée disparu en mission, l'EVA-00 et -02 sont en réparation en ce moment, ton aide serait grandement appréciée, » sourit Misato de déboire.
« Je pense que les choses manquent un peu d'organisation, nan ? » rétorqua Ritsuko.
« Oh oui, » hocha Misato, « Asuka se rétablit à l'hôpital, il s'avère de plus en plus inéluctable qu'elle perde la fonction d'un œil. »
« Je pensais qu'il se guérissait tranquillement ? » dit Ritsuko, les sourcils rabattus.
« Ça aurait dû, » Misato soupira avant d'ajouter, « le médecin pense que c'est en partie dû en réaction au démembrement de son EVA. »
Ritsuko grimaça. « Et pour Shinji ? » s'enquérit-elle.
« Il est dans le coma, » répondit doucement Misato, les yeux imprégnés d'une lueur de culpabilité, « Ce qu'il a vécu à la fin était beaucoup trop lourd à gérer pour lui, du moins c'est ce que semble penser le psychiatre. Il n'a aucun problème physique, c'est juste qu'il ne se réveillera pas. »
« Nous nous retrouvons donc avec un seul pilote, » sourcilla Ritsuko.
« Pas vraiment, » enchaîna Misato. Ritsuko lui porta un regard curieux et elle déclara, « on a fouillé une série de pièces de stockage inutilisées et on a trouvé une Rei. »
Partie 2
Le téléphone sonna une fois de façon perçante, puis sonna une fois encore. Une main sortit au-dessous d'une couverture et tendit le bras à l'aveuglette. Un verre vide tomba à terre, un livre allait bientôt le rejoindre mais finalement, le combiné fut attrapé et lentement tiré sous la couverture.
« Oui ? » répondit une voix endormie. Il y eut un instant une pause, puis, « oui, c'est Maya Ibuki. Oui, c'est bien elle. »
Il y eut une longue période de silence, et l'esprit endormi se mit lentement en marche. Soudain, Maya se redressa sur son matelas, les yeux marrons et éberlués et sa courte chevelure noire pleine d’épis alors que les draps dégringolèrent autour de sa taille.
« Misato ? » laissa échapper Maya.
La voix évidemment amusée de Misato retentit de façon forte et limpide, « Je suis ravie d’entendre que tu es au moins éveillée. »
« Que puis-je faire pour vous ? » grinça nerveusement Maya.
Misato déclara calmement « Je souhaite que tu reviennes travailler. La NERV a été réactivée et ton aide nous serait utile. »
« J’ai démissionné, » lui rappela Maya, « après tout ce qui est arrivé au
sempaï. » Elle pensait à Ritsuko et ressentit une explosion de douleur qu’elle essaya aussitôt d’enterrer.
« Je sais, » avoua Misato. Elle marqua une pause durant quelques secondes et Maya se demanda ce qu’il se passait à l’autre bout du fil. « Je pensais juste que Ritsuko pourrait vraiment avoir besoin de ton aide, » prononça Misato d’un air détaché.
« Elle est de la partie ? » lâcha-t-elle la respiration coupée.
« Je ne pouvais pas retenir de charges contre son licenciement, » et Misato apparut tout à fait amusée quand elle dit, « mais pour sa condamnation, j’ai pu lui attribuer un poste de ressource scientifique à la Nerv. » Il y eut une plage de silence. « Les choses sont un peu désorganisées ici en ce moment. Donc, serais-tu intéressée à rejoindre la NERV ? »
Maya n’eut même pas à le penser, « Je serai ravie. Quand est-ce que vous avez besoin de moi ? »
« Dès que possible, » répondit une Misato soulagée. « Ritsuko se rendra à Tokyo-3 demain, peux-tu le faire avant cela ? » demanda-t-elle.
« Je serai là, » répliqua fermement Maya. Elle se renseigna à quel bâtiment aller et on lui proposa un appartement dans la ville avant qu’elle ne dépose délicatement le combiné sur son reposoir.
Maya regarda autour de son appartement de Tokyo, pensant déjà aux détails qu’elle avait besoin de préparer. D’abord, elle appela le propriétaire, lui expliquant qu’elle devait déménager immédiatement. Ensuite, elle fit ses valises.
La plupart de ses affaires, elle en fit des paquets aussi petits qu’elle le pouvait et les mit dans des cartons jusqu’à ce qu’elle atteignit le fond du tiroir de sa commode. Elle le retira et, presque avec révérence, sortit le paquet enveloppé d’un plastique qui était déposé là.
Il se déplia facilement, son uniforme de la NERV. Maya n’avait pas su pourquoi elle l’avait gardé précieusement quand elle avait démissionné, mais à présent elle savait. Elle s’autorisa à formuler les pensées qu’elle avait refoulées depuis que Misato appela,
je vais revoir Ritsuko !Tôt le lendemain matin, Maya était déjà prête à y aller. Elle appela quelques amis qu’elle avait rencontrés à Tokyo, remit les affaires qu’elle ne pouvait pas paqueter dans un garde-meuble et se prépara à partir. Elle allait emménager à Tokyo parce qu’elle voulait s’éloigner de Tokyo-2, de sa grande sœur Tokyo-3 et tout ce que cela représentait pour elle. Elle voulait une vie normale ou aussi normale que possible.
Elle n'eut pas de mal à prendre le train, le premier l’emmena de Tokyo à Tokyo-2. C’était un trajet populaire, les gens de la ville voulaient voir « la ville du futur » proche de chez eux. Maya regardait au dehors les immeubles défiler et se laissait aller sa pensée.
Maya se remémorait un peu ce qu’il se passa à la fin, du moins c’est ce qu’elle croyait faire. L’armée avait envahi la NERV et elle s’était accroupie derrière le pupitre de contrôle, attendant du secours. Ou si elle était sincère avec elle-même, attendant de mourir. Puis… ça arriva.
La fusillade, les armes à feu déchargèrent leurs munitions, elles ralentirent tous leur cadence puis finalement se stoppèrent. Elle flottait sous le plafond au-dessus d'elle, lui souriant chaudement. Le fantôme de Ritsuko.
Mais elle est en vie, n’est-ce pas ? pensait une Maya en désaccord avec elle-même.
Qu’ai-je vu donc ? se demanda-t-elle. Ses souvenirs furent horriblement flous après ça et elle se retrouva pour finir là où elle avait commencé, accroupie dans le centre de contrôle de la Nerv quand quelqu’un annonça par un système de communication que le combat était terminé.
Les quelques jours qui suivirent n’étaient que pur chaos. Misato à l’hôpital, proche de la mort. Ritsuko retenue dans une infirmerie militaire, en attente de son procès pour tentative de meurtre sur Gendô Ikari. Rei disparue, Shinji dans le coma, toute les EVAs en épaves ou portée disparues.
Maya avait atteint sa limite et présenta sa démission à son supérieur immédiat. Elle quitta la NERV, avec l’intention de ne jamais y retourner.
Surtout pour cette raison, se promit Maya, désabusée.
Arrivée à Tokyo-2, Maya fit un petit détour avant de monter à bord de son prochain train. Elle se changea dans les toilettes pour femmes, enfilant une fois de plus l’uniforme confortable et familier. Elle sentit des coups d’œil curieux lorsqu’elle se dirigea jusqu’au train militaire, de la curiosité et une pointe de respect. Quand elle montra son passe de la NERV à un officier du train, il effectua un instant un geste de salut.
Que diable est-il en train de faire ? se demanda-t-elle.
Elle s'installa sur un siège à côté d'une autre jeune femme, une femme brune qui la regardait avec les yeux grands ouverts. « Êtes-vous vraiment un officier de la NERV ? » s'extasia-t-elle.
Maya, surprise, cligna des yeux, « Hé bien, oui... »
La jeune cria alors de joie. « Vous faîtes partie des opérateurs de combat dans le quartier général de la NERV ? » demanda-t-elle impatiemment.
« Oui, » lui répondit Maya avec précaution.
« Comment est-ce que c'était ? » la fille la fixait des yeux en retenant son souffle.
« Chaotique, » cligna Maya. « Qui êtes-vous ? » prononça-t-elle calmement.
« Oh, » rougit la fille, « mon nom est Nako. » Maya regarda la fille prendre le large, redressa les lunettes plus haut sur son nez et espéra de tout son cœur que ce trajet allait être beaucoup plus rapide que d'habitude.
Maya sortit du train, se sentant un peu coupable que sa nouvelle amie devait poursuivre le trajet. Elle examina les alentours pour retrouver ses repères, puis alors fit son chemin à travers la cité de haute technologie.
« Cinquième étage, » murmura Maya, vérifiant des indications rapidement griffonnées quand elle sortit de l'ascenseur au bon étage, « bureau 5-C. » Elle suivit un petit couloir après le hall d'entrée jusqu'à ce qu'elle débusqua une porte de bureau sans titre. La porte à sa gauche portait le 5-B, celle à sa droite, le 5-D.
Ça doit être là, pensa Maya, posant sa main sur la porte. Elle s'ouvrit à son contact et elle entendit une voix familière.
«... trouvé une Rei, » termina Misato.
Il y eut un court silence et Maya entendit Ritsuko dire « Une Rei ? Tu veux dire un autre clone ? »
Maya retira sa main pour frapper avec clarté à la porte.
« Entrez, » cria Misato.
Maya poussa la porte entrouverte et s'avança pour se tenir devant Misato, « Maya Ibukl, à nouveau en service, Major. » Elle fit une pause, « Ou quoique ce soit d'autre que Madame préfère. » Ritsuko s'était levée presque aussi tôt qu'elle l'aperçut et Maya avait du se faire violence pour s'empêcher de sourire.
« Juste Misato, » sourit la belle brune par réticence, « je ne fais pas dans le style militaire. »
« Maya » lança Ritsuko avec un sourire, « c'est bon de te revoir. » La blonde replaça nerveusement une mèche vers l'arrière, révélant à quel point elle était pâle.
J'avais oublié, ça ne fait pas longtemps qu'elle est sortie de l'hôpital, se rappela Maya avant qu'elle eut pu s'empêcher de demander « Avez-vous pu suffisamment vous reposer, Sempaï ? »
Ritsuko rougit et, baissant son regard, marmonna « Ne commence pas à me couver, Maman, pas maintenant. »
Misato bougea du lit, etgrimaça un peu en tenant ses côtes. « En fait, je pensais que vous pourriez toutes les deux utiliser ce lit, » admit-elle.
Maya fit un sourire à Misato, laissant deviner un silencieux « Merci » du bout des lèvres.
Misato sourit en retour, « Pourquoi est-ce que tous les deux vous ne profiteriez pas du reste de la journée pour finir de vous installer ? »
« Mais... » proféra Ritsuko.
Misato fit un sourire malin avant d'ajouter, « Ça vous donnera aussi à toutes les deux l'occasion de vous rattraper. »
A suivre...
Dernière modification par Yiza (07-02-2010 22:15:19)